Chap 32Tu pourrais être heureuse, je ne le saurais pasMais tu n'étais pas heureuse le jour où je t'ai vu partirToutes les choses que je n'aurais pas voulu direSe dessinent sur mes lèvres jusqu'à me rendre fouEst-il trop tard pour te rappeler comment nous étionsSans nos derniers jours de silences, cris, flousSnow Patrol *_________

Chap 32Tu pourrais être heureuse, je ne le saurais pasMais tu n'étais pas heureuse le jour où je t'ai vu partirToutes les choses que je n'aurais pas voulu direSe dessinent sur mes lèvres jusqu'à me rendre fouEst-il trop tard pour te rappeler comment nous étionsSans nos derniers jours de silences, cris, flousSnow Patrol *_________
La peur pousse les hommes à n'importe quelle décision extrême, et la peur inspirée par un être supérieur est un mystère qu'aucun raisonnement ne peut chasser.
[George Bernard Shaw]

Snow Patrol - You could be happy

Nous sommes le 1 octobre 2007, dans une luxueuse chambre d'hôtel. La pièce était silencieuse, on pouvait entendre la pluie s'écrasait sur l'immense fenêtre. Le tonnerre n'allait pas tarder lui non plus, il commençait déjà à propager son gigantesque grognement au dessus de la ville faisant accélérer les dernières personnes qui était entrain de faire leur emplette.
A l'intérieur de cette chambre se trouvait une jeune fille qui attentait son petit ami, surement entouré de dizaine de filles qui fantasment sur lui. Elle est angoissée de le voir dépasser le seuil de la porte, elle devra peut-être lui mentir une nouvelle fois, et elle déteste ça, mais elle est obligée. Elle ne veut pas lui dire la vérité. Pour l'instant elle peut encore espérer être dans un cauchemar. Mais c'est la réalité. Et elle a peur, horriblement peur.
Elle marche, elle réfléchie. Elle tourne et retourne ses phrases dans sa tête, sachant pertinemment quelle n'en dira aucune. Après tout comment lui dire ça. Comment dire une chose comme celle-ci, après des semaines de mensonges ? Forcément, il va lui en vouloir. De toute façon elle s'en veut. Elle s'en veut de lui faire subir ça. Il ne mérite pas de supporter un tel fardeau.
Un petit clic se propage dans la pièce avant que la porte ne s'ouvre silencieusement sur Gustav. Son c½ur bat vite, bien trop vite, elle ne devrait pas, ce n'est pas bon.

Gustav : Oh tu ne dors pas encore ?

Jenny : Nan je n'y arrivais pas, comment c'est passé ta soirée ?

Gustav : Plutôt bien mais tu m'as manqué.

Il l'embrasse délicatement et file sous la douche avant de la rejoindre dans le lit, où il s'endort rapidement dans les bras de son amante. On ne peut pas dire la même chose d'elle, elle a encore échoué ce soir.

[...]

Un portable c'est tout de même fascinant vous ne trouvez pas ? Un simple petit objet qu'on peut enfoncer au fond de sa poche qui capte le monde entier. Enfin presque, parfois le réseau aime faire des siennes. C'est bizarre de pouvoir joindre une personne qui se trouve peut-être à des milliers de kilomètres de vous, où bien de lire un message qui a été écrit par ses propre main, rien que pour vous. Il traverse des continents, des mers, des montagnes, en seulement quelques secondes. Emettant juste son petit bruit pour vous dire qu'un nouveau message, d'un lieu peut-être inconnu vous à été envoyé.

Message de Tom 00h47

Enfin j'suis couché ! J'croyais jamais revoir mon lit chéri. Qu'est ce qu'il est douillet quand même :p
J'voulais te dire que tout ce que je t'ai écris dans le message hier, je le pensais vraiment.
Merci Lily. Fais de beau rêve, je t'embrasse. Tom.


Message de Lily 00h50

Encore un peu de temps Tom et je sais que j'y arriverais ! Mais je ne veux pas brusquer les choses, je veux être certaine que j'en suis capable, et pour l'instant il faut encore laisser passer du temps.
Fait de beau rêve dans ton lit :p
Je t'embrasse, Lily.


[...]


Fille : j'ai envie de toi, maintenant, tout de suite.

Il se mort la lèvre une seconde comme perdu dans ses pensées, imaginant déjà la nuit folle qu'il va passer avec cette belle inconnue. Puis, il reprend le dessus et commence à l'embrasser, sur les épaule au départ, puis remontant lentement vers sa bouche, emprisonnant leur lèvre ensemble. Le clapotis provoqué par les gouttes de pluies ne faisait qu'accroitre ce désir charnel qui se propageait dans leur corps. Il l'a coucha sur le lit et se mit au dessus d'elle, sans jamais retirer sa bouche de ses lèvres. Il remonta la jambe de la jeune fille et caressa de ses mains agiles ses cuisses, ce qui provoqua des frissonnements sur son corps déjà fébrile.
Leurs habilles de tardèrent pas à voler dans la pièce, se retrouvant à découvert pouvant laisser entrevoir leur excitation grandissante.
Il prenait leur temps, faisant brûler l'excitation jusqu'à la jouissance, voulant découvrire chaque parcelle de l'autre, ne voulant rien oublier, tout mémoriser au plus profond de leur mémoire.

Fille : T'as un préservatif ?

Georg : ouais attend.

Il déroule la protection et de ses doigts tremblant il l'enfile. Il la pénètre avec douceur faisant augmenter l'intensité de l'acte. Elle ferme les yeux, sa bouche est légèrement entrouverte et se plie face au va et vient du bassiste qui se fait de plus en plus rapidement. Des positions ont été réalisées, de la transpiration a été coulée, le désir était à son apogée se mélangeant avec le tonnerre qui grondait de plus en plus fort étouffant leur cris, étouffant leur péché de bonheur.
Voilà la nuit de notre jeune batteur de 21 ans, il l'a passé dans les bras d'une jeune fille, qui ne reverra certainement plus. Seul le souvenir de cette nuit, de leur gémissement, de leur jouissance restera gravé dans leur mémoire. Une nuit où la Terre à pleurer, ils sont essayés de se donner du bonheur l'un à l'autre. Comment leur en vouloir. Endormis sous la couette de cette chambre décorée avec des tableaux qui valent plus qu'on ne pourrait croire, leur visage apaisé de fait aucun doute, ils sont comblés.

[...]


Bill : Über den Dächern,
ist es so kalt,
und so still.
Ich schweig Deinen Namen,
weil Du ihn jetzt,
nicht hören willst.
Der Abgrund der Stadt,
verschlingt jede Träne die fällt.
Da unten ist nichts mehr,
was Dich hier oben noch hällt.

Ich schrei in die Nacht für Dich,
lass mich nicht im Stich,
Spring nicht.
Die lichter fangen Dich nicht,
sie betrügen Dich.
Spring nicht.
Erinner Dich,
an Dich und mich.
Die Welt da unten zählt nicht,
Bitte spring nicht.

In Deinen Augen,
scheint alles sinnlos und leer.
Der Schnee fällt einsam,
Du spürst ihn schon lange nicht mehr.
Irgendwo da draußen,
bist Du verloren gegangen.
Du träumst von dem Ende,
um nochmal von vorn anzufangen.

Toc –Toc


Le chanteur détourne sa tête de la fenêtre, là d'où il regardait les gouttes de pluie s'effondraient la tête la première sur le sol froid et brisé. Personne ne remarquera jamais son absence, après tout ce n'était qu'une petite goutte d'eau insignifiante. Qui n'aidera pas un assoiffé dans sa quête, et qui ne fleurira pas le monde.

Bill : David qu'est ce que tu fais ici ?

David : Je voulais te prévenir que demain on a rendez-vous à 9h30 pour le petit déj'

Bill : D'accord je serais à l'heure.

David : Tu ferais mieux d'aller dormir Bill, tu en a besoin.

Bill : surement, bonne nuit à demain.

David : A demain.

Il referme la porte et se retrouve dans sa chambre, seul, avec la pénombre de la nuit et le bruissement de la pluie et du tonnerre qui gronde. Il s'assoit à nouveau près de la fenêtre et admire les pleures du ciel qui tombent dans le gouffre de la ville. Petite goutte n'est rien toute seule, elle aura beau mourir, le monde n'en sera pas touché, elle est née invisible comme l'enfant de l'oubli. Elle meurt sous les cris, la douleur mais le monde est sourd, aveuglé, muet devant le crime de la Terre. Petite goutte n'a rien demandé elle voulait juste vivre, comme lui, comme eux, comme nous. Ces enfants qui sont comme nous sont cachés dans leur misère, perdus aux yeux du monde, pourtant si utile comme cette petite goutte d'eau à l'apparence insignifiante. Petite goutte d'eau se multipliera et pourra nourrir sa terre et pourra sauver un assoiffé, l'enfant de l'oubli peut sauver le monde comme tout le monde.
Mais petite goutte d'eau n'aura que de l'importance le jour où elle n'existera plus, le jour où la Terre sera sèche et cupide de l'eau, qu'on ouvrira les yeux, que petite goutte d'eau ne sera plus invisible, comme l'enfant de l'oubli qui meurt seul, en souffrance devant l'illusion de milliers de personnes qui marchent devant lui, sans un regard.

Bill : 'n ganz normaler tag
die Strasse wird zum Grab
die Spuren sind verwischt
die Suche gab es nicht
Kalt ist die Nacht
wer friert ist zu schwach
niemand wird sie zahln
Niemand hat sie gesehen
[...]
Sie sehen
Sie Fühlen
Verstehen
Genau wie wir
Sie lachen
und weinen
wollen leben
Genau wie wir ...

[...]


L'orage se tait, juste la pluie continue son chant, accompagnant la voix du chanteur dans sa chanson. Le monde semble apaisé, en apparence. Il dorme tous profondément, rêvant. Rêvant de quoi au juste ? Les jours sont faits de rêve, que parfois, nous même nous ne comprenons pas. Le rêve est la base même de la vie, chaque jour consciemment ou inconsciemment on doit rêver. C'est un besoin, une nécessité. Mais les rêves ont-il une signification ? Exprime-t-il un désir inconscient que l'on ne s'avoue pas ?
Le monde réelle nous fait souffrir alors nous imaginons un autre monde pour tenter d'échapper à la réalité par nos fantasmes. Chaque individu peut être amené à refuser le bien et le vrai, même en face de l'évidence. La crainte de ne pas pouvoir endosser cette exactitude, de retourner vers ces lieux qu'on abhorre.
Le rêve est une suite d'images qui traversent l'esprit, qui nous apprend des choses dont nous n'avions pas conscience. Mais parfois, il nous détruit un peu plus en nous donnant des espoirs qui, jamais ne verront le jour.
Ce désir qui demeure dans notre esprit comme une chenille dans une chrysalide n'est qu'une aspiration profonde qui comme une drogue tente de combler un manque sans jamais y parvenir. Rien ne peut combler le désir, il peut construire comme détruire, il est la part obscure de l'homme.

La dernière parole s'effondre avec la dernière goutte de pluie sur le trottoir de la ville endormi. La dernière larme coule sur la joue de Jenny, le dernier souffle d'un vieil homme s'évapore dans la nature. La nuit s'annonce belle, elle brille déjà sous les notes de musique muette. Il suffit parfois juste d'une chanson pour redonner de l'espoir. Cette nuit, le marchant de sable est passé dans chacune des chambres versant sur chacun sa dose de magie, de rêve et d'espoir.

« Chante jusqu'au bout de la nuit, ne t'arrête jamais.
Ta voix est devenu mon essentielle. »

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Impressions ?

J'espère que vous allez aimer ce chapitre, un peu bizarre quand même ^^
On voit un peu la fin de soirée de presque tous les personnages. Et désolée pour ce Lemon, j'suis pas très douée pour ce genre de chose ^^
J'attends vos impressions.

J'suis rentrée d'mon voyage samedi est s'té niiikel, j'ai fais du surf et du beatch volley hihi et encore plins d'autres trucs mais bon bref sinon j'vais plus m'arrêter hein ^^

Sinon j'suis désolée du retard mais y a les vacances. Mieux vos tard que jamais : )
Mais j'essayerais de mettre plus rapidement en ligne le chapitre suivant.

Merci pour vos com's en les lisant j'étais super contente. Love'

Ps 1 : Moi qui me plaignais y a qq mois de la chaleur, là j'suis servie -'
Là j'crois même qu'un orage va pas tarder à éclater. M'étonne pas avec la chaleur de s'taprem ^^


Ps 2 : Sinon j'espère que vos exams ce sont bien passé, racontez moi un peu, les sujets qu'vous avez eu. Si vous en avez envie bien sûre, j'force personne, j'vais pas v'nir chez vous :p
# Posté le mercredi 02 juillet 2008 17:01
Modifié le mercredi 02 juillet 2008 18:25

Questions & Récapitulatif & Réactions

Questions & Récapitulatif & Réactions

Depuis hier j'essaye d'écrire la suite mais je bloque, à chaque fois j'efface ce que je venais d'écrire et recommence, jusqu'à aller une nouvelle fois à la case départ. Pas que l'inspiration ne soit pas là mais je n'arrive pas à trouver les mots, je suis vraiment navrée de vous faire encore attendre mais entre les vacances et les mots qui ne veulent pas me venir ... Je suis désolée
Alors pour vous faire patienter, un petit peu en tout cas. J'vais vous faire réfléchir sur la suite, développer sur le début, sur des p'tits trucs que j'ai dit qui a l'air insignifiants mais qui sont importants.

• Tout d'abord comment voyez vous la fin, triste, avec de l'espoir, heureux, autre ? Sachant que depuis le premier chapitre, je sais exactement comment cela va se finir, et le sort de chaque personnage. De toute façon qu'en on commence une histoire il faut bien connaître le début et la fin, suffit de trouver le milieu par la suite.

• Ensuite Lily est un personnage avec pas mal d'intrigues et d'histoires. Il y a plusieurs choses que vous ne savez pas d'elle, comme par exemple (j'avais dit que je mettrais un lien pour la personne qui trouverait) pourquoi était-elle dans cet état au chapitre 28 ? Oui, le fait d'avoir vu Tom avec cette fille en fait partie mais ce n'est pas l'enclencheur principal, mais l'effondrement. C'est elle mutilé ce jour là ? Que ce passe t-il ce soir là de ses 5 ans (chapitre 17) et pourquoi déteste t'elle son «père», qui est –il ? (chapitre 14). Et la relation Tom-Lily vont-il devenir un jour un nous ? Lui pardonnera-t-elle entièrement? Mais en ce moment même comment voit-elle Tom ? Va-t-elle se mutilé et faire couler son sang jusqu'à c'en vider ?
Je crois que pour l'instant vous avez assez de question à propos de Lily, j'vous laisse mijoter un peu sur ses divers cas déjà ...

• Jenny, au début de l'histoire on n'a pas beaucoup parlé d'elle. Pourtant c'est un des personnages importants de cette histoire son cas va se développer au fil des chapitres. Vous allez découvrir ce qu'elle cache, ce secret qu'elle a peur de dire à Gustav. Certains ont pensé qu'elle est enceinte, d'autre encore qu'elle a une maladie ? Mais peut-être qu'il ne s'agit de ni l'un, ni l'autre ... ou peut-être que ci ...
D'ailleurs la relation qu'elle a avec Gustav est assez passionnelle, parce-que pour la première fois ils sont tous les deux l'impression d'avoir trouvé une personne avec qui il y avait une possibilité d'envisager un futur (plus en détails dans les prochains chapitres).

• Tom. On le voit sur différents angles tout d'abord comme un « con » qui est superficiel, qui aime les histoires d'une nuit, puis petit à petit on le voit autrement, plus gentleman, moins con, plus sensible, on découvre d'ailleurs au chapitre 31 une des causes de ses courtes histoires. Il est lié à Lily à cause d'un passé qu'il regrette mais au fil des temps il se rapproche un peu ... A votre avis comment va t-il évoluer, va-t-il se confier davantage ? va-t-il y avoir plus qu'une amitié ? va-t-il redevenir le Tom qui a fait souffrir Lily ?

• Les autres personnages ont un peu moins d'importance, mais ils font tout de même partie de l'intrigue. Gustav & Jenny. Secret = Gustav est fou amoureux de Jenny et l'amour est parfois = a souffrance. Bill pilier essentielle d'un groupe qui se propage de plus en plus sur le monde, la fatigue qui le submerge, les sorties normales difficiles mais surtout un frère jumeau qui est tout pour lui. Georg, personnages qui détent souvent mais qui a aussi ses humeurs, ses peines, ses histoires et puis n'oubliez pas la p'tit Lizzie; de sa réaction quand elle a vu le brun pour la première fois (chapitre 26). Laura & Léna moins importantes mais ils font partis du passé de Lily, surtout Léna elle sait beaucoup de chose sur elle.

Voila deux-trois trucs pour vous faire réfléchir ou pour vous éclairer sur certains trucs. Si vous avez à poser d'importe quelle question sur un point particulié de l'histoire, je suis là.

J'attends vos réactions avec impacience !


Musique : Changement d'genre un peu :p * Bouge ton body comme une certaine personne dirait ^^ *

AYO Technology - 50 Cent & Justin Timberlake & Timbaland


Ou


Low - Florida



Ps : Si vous avez des musiques à proposer dites le, même si pour l'instant j'en ai déjà sélectionnées pour les prochains chapitres. ça peut me servir aussi pour mon bien personnel :p

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# Posté le mardi 08 juillet 2008 16:48
Modifié le jeudi 10 juillet 2008 14:31

Chap 33Je veux que tu saches Qu'avec tout cela, je ne lâcherai pas prise Ces mots sont mon coeur et mon âme. Sum 41 * _________

Chap 33Je veux que tu saches Qu'avec tout cela, je ne lâcherai pas prise Ces mots sont mon coeur et mon âme.  Sum 41 * _________
J'aime la vérité. Je crois que l'humanité en a besoin; mais elle a bien plus grand besoin encore du mensonge qui la flatte, la console, lui donne des espérances infinies. Sans le mensonge, elle périrait de désespoir et d'ennui.
[Anatole France]

Sum 41 - With me

Bill: Bonjourrrrrrr Pariiiiiiiiiiiiis !

Les cris s'amplifient une nouvelle fois pour le plus grand plaisir des quatre garçons. Bill regarde pendant un cours instant la salle, les fans. 20 000 personnes, 20 000 ! Qui ne sont venues que pour eux, ce soir dans cette immense salle, dans la capitale de la France.
Parfois ils ont encore du mal à s'imaginer que tous ces gens viennent pour écouter leur musique, juste la leur. Et une agréable sensation s'enivre d'eux en y songeant. Après tout ils sont travaillés durement pour en arriver là aujourd'hui. C'est vrai que leur vie privée est sans arrêt dans les magazines et que leur anonymat est touché mais c'est le prix à payer pour le succès. Et au moment de monter sur scène, de toucher les instruments au bout de leurs fines doigts, tout cela n'est plus qu'un détail. Un vain détail qui s'enfuit loin.

[...]


« Au fin fond d'un monde une fille pleure, elle va mourir, ce soir. Sur cette route, devant la lune qui est le témoin de ce crime. Elle se vide de son sang, lentement. Elle aura beau prier ce Dieu tout puissant, il a déjà prit sa décision. Elle doit mourir. Son temps est passé, l'heure de sa fin a sonnée.»

Tout cela semble absurde mais ça l'est. Parce-que c'est la vérité. La vérité est une absurdité. On vie chaque jour dans le péché, même les plus croyants. Parce qu'on se ment à soit même, en ce disant que ça nous arrivera jamais. Qu'importe la chose. Tomber enceinte à 17 ans, être gravement malade, faire un accident de voiture, être une star ou se faire kidnappé ou encore être responsable d'une mort accidentelle. Et j'en passe. On pense toujours que ça n'arrive qu'aux autres, mais c'est faux. C'est un mensonge qu'on se fait à soi-même. Parce qu'un matin, une après-midi, un soir de pluie, de soleil ou de nuage l'absurdité nous tombe dessus, cette chose complètement insensée. A nous !

« C'est tombée sur elle. Elle ne l'aurait jamais cru. Elle était encore jeune, 15 ans peut-être 16. Elle n'a jamais rien demandée et en une seule seconde, elle s'est retrouvée gisez au sol, une balle implantée dans son corps, venue en elle comme un tourbillon. Il ne voulait pas la viser elle mais c'est arrivé. La sirène des policiers retentie dans la ville, se propageant dans ses oreilles comme dernière mélodie de sa vie. Aux Etats-Unis le taux d'homicide par balle est très élevé ...»

Mais aujourd'hui c'est elle qui pleure, c'est elle qui meurt. Mais demain ce sera vous !


Elle aussi a refusé de s'avouer la vérité, aveuglée par son bonheur avec Gustav, et aujourd'hui elle est entrain de chuter doucement. Jusqu'à s'effondrer entièrement. Mais le Dieu tout puissant a décidé une absurdité plus lente, moins soudaine. Elle aussi pleure, elle regarde la lune, cette même lune qui en ce moment même est le témoin de plusieurs crimes, dont celui de cette fille. Et au milieu de tout cela, on continue à vivre, sans jamais rien voir, jusqu'au jour où nous tombons à notre tour dans cette vérité.

[...]

Georg : Quel concert de fou !

Tom : Tu l'a dis, en plus t'as vu toutes ces jolies filles : p

Georg : Ouais habillées avec leur p'tite jupe :)

Bill : En tout cas, j'suis mort.

Georg : Faut dormir la nuit au lieu d'faire des bêtises ^^

Bill : Ta gueule Georg ! J'crois que c'est plutôt à toi que ça s'adresse.

Georg (en chantant) : Oh le vilain il a fait des choses pas biens.

En guise de réponse, Bill lui lance un coussin en pleine figure, ce qui ne fait qu'accentuer le rire de Tom et de Georg et même Gustav ne peut retenir un petit rire devant la mine de l'androgyne. En tout cas, ils sont heureux de ce concert et de l'ambiance qui était présente. Et malgré la fatigue qui commence à s'accumuler petit à petit, ils sont déjà hâte de faire le prochain concert de la tournée.

[...]


Le mensonge. Tout le monde connait ce mot, tout le monde l'a déjà utilisé au moins une fois dans sa vie, obligatoirement. Pour n'importe quelle raison. Certains sont plus petits que d'autres, comme un enfant qui ment à sa mère en disant que ce n'est pas lui qui a cassé le vase, ou une adolescente qui ment pour pouvoir aller à une soirée. Et il y a les mensonges qui vous suivent partout où vous êtes, la culpabilité qui s'y rajoute et la peur qu'on le découvre vous rongent de l'intérieur, ce secret aura forcement un impacte sur l'avenir.
Mais pourquoi ment-on alors que nous savons très bien que c'est mal ? Qu'à travers ces fausses paroles on peut mettre quelqu'un en danger ou même perdre tout l'empire que nous avons construit ? Parfois on pense qu'on ne peut pas faire autrement, que le mensonge est le seul moyen, en pensant que ça améliorera notre vie, mais un mensonge en entraine un autre. Toujours. Et si on ne sait pas s'arrêter qu'en adviendra –t'il ? Seront nous capable de faire la différence entre la réalité et le fictif ? Mais en même temps la vérité est-elle toujours bonne à dire ?

[...]


(Bus de la tournée Gustav & Jenny – 23h13)

Gustav : T'es vraiment sûre que ça va ? T'es toute pâle !

Jenny : Oui, pour la centième fois, je vais bien Gustav !

Gustav : T'as pas besoin de t'énerver comme ça, je m'inquiète c'est tout mais si tu préfère j'en ai rien à foutre !

Jenny : Ouais ! Au moins tu m'lâcherai les baskets ! Si j'te dis que tu vas bien, c'est que tout va bien OK ?

Gustav : Parfait ! T'es insupportable de toute façon.

Jenny : Ouais c'est ça, casse-toi !

(Bus de la tournée Tom & Georg & Bill – 23h14)

Georg : ça gueule dis donc

Bill : Tu l'as dit.

Tom : Pauvre Gus', il devra surement dormir sur le canapé ce soir.

Bill : Tu crois vraiment que c'est le plus important ça ?

Tom : Ben ouais, l'canapé il est en cuir et dormir toute la nuit dessus, ça fait mal.

Bill : Idiot !

Tom : Arrête t'as jamais dormir dessus ça ce voit !

Georg : Oh le pauvre il est traumatisé.

Tom : Tu m'le fait pas dire, j'ai passé une nuit horrible et le comble c'est qu'après j'avais mal au dos, t'imagine seulement.

Bill (ironiquement) : Ouais j'imagine l'horreur que t'as dû vivre. Mon pauvre !

Tom : Allez si foutez-vous de ma gueule, j'dirais rien.

BIll-Georg : XDDDDDDDD

(Bus de la tournée Jenny-Gustav – 00h36 )

Une fine larme s'échappe de ses yeux, elle s'en veut d'avoir réagit de telle sorte. Elle ne voulait pas. En plus elle ne se sent vraiment pas bien. Cette pensée a à peine effleuré son cerveau qu'elle file aux toilettes pour vomir tout son repas. Elle s'essuie la bouche ensuite et se verse un peu d'eau sur le visage pour éclairer ses esprits. Désormais, tout va trop loin, elle doit lui dire la vérité le plus vite possible ...
Elle cherche ses mots pour lui dire le plus délicatement possible. Parce-que ce n'est pas simple à entendre, car ces simples mots vont changer leur avenir, leur vie quotidienne. Sa respiration se fait irrégulière, le stresse l'emporte alors qu'elle voit Gustav se tourner et se retourner sur le canapé, s'énervant contre la couverture qui tombe sans arrêt par terre. Quelle nuit il s'apprêtait à passer ! Mais il n'a encore rien vu ...

Gustav : Arrête de rire, ce n'est pas toi qui dort sur l'canapé !

Jenny : Oui mais la scène est comique à voir

Gustav : Ouais je m'en doute bien ^^

Jenny : Excuse-moi pour avant, j'me suis énervée alors que tu t'inquiétés juste.

Gustav : ça fait rien, ne t'en fait pas.

Jenny : ...

Gustav : Hey, pleure pas mon c½ur, c'est pas grave.

Jenny : Ce n'est pas à cause de ça que j'pleure.

Gustav : Pourquoi alors ?

Jenny : Gustav, il faut qu'on parle.


A Suivre ...



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Impression ?
Après un long moment la suite est enfin là!
Encore mes milles excuses ....
En plus j'suis sadique en coupant à c'moment XD
Mais j'vais essayer d'mettre la suite rapidement parce-que Vendredi j'pars en vacance une semaine.
Et j'veux pas vous faire attendre encore une fois deux s'maine ^^
Maintenant, que les mots sont revenus, le temps doit être là !
Parce-que ces deux derniers jours à chaque fois que j'pensais avoir le temps d'écrire, ben je l'avais plus.
Fin' bref.
J'ai une question à vous poser, quelle film vous me conseillerez

Ps : J'aurais pensé plus de réaction sur l'article précédant mais tempi hein :p


J'ai une question à vous poser, quel film vous me conseillerez ? Pour dans la voiture, pendant le trajet de mes vacances ? J'en ai d'jà plusieurs mais j'aimerais encore en avoir. Merci d'avance :p

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# Posté le dimanche 13 juillet 2008 09:46

Chap 34La voix tremblante et serrée Tirez-moi de l'intérieur Je suis prêt Je suis pur Counting Crows*_________

Chap 34La voix tremblante et serrée Tirez-moi de l'intérieur Je suis prêt Je suis pur Counting Crows*_________
L'essence de la vie réside dans la peur de mourir. Si cette peur disparaissait, la vie perdrait sa raison d'être.
[Emil Michel Cioran]

Counting Crows - Colorblind

« Ça devait être un beau jour, sous les rires et les je t'aime. Pourtant tout avait merveilleusement bien commencé. Il faisait beau et les oiseaux chantonnaient avec l'androgyne. Elle était heureuse avec lui, elle riait à en pleurer. Est-on ça l'amour, oublier le monde qui nous entour quand il* est présent ? Ne voir plus rien à part ses yeux qui illuminent les lieux ? Probablement.
Ils ne se posaient aucune question, ils avaient la vie devant eux pensaient-ils, mais la réalité n'est jamais bien loin, il suffit juste d'un moment d'inattention pour qu'elle réapparaisse ...
Il suffit juste d'un malaise pour changer nos projets ... »

Le réveil sonne émettant son bruit strident dans toute la chambre, réveillant ainsi la jeune fille pour aller en cours, comme chaque matin depuis la rentrée. Elle se lève, les yeux encore à demi clos et se prépare avant de prendre en vitesse son petit déjeuner. Elle n'a jamais été une grande mangeuse juste après être réveillée alors qu'elle aurait encore bien dormi. Première heure de cours, elle commence avec la physique, elle s'en fait déjà une joie à l'avance, rien que d'y aller.

Prof : Bien tout le monde est là ! On va pouvoir corriger l'exercice qui était à faire. Lily au tableau !

Lily : Pourquoi moi ?

Prof : Il n'y a pas de pourquoi, vous allez au tableau ! A part si vous avez une bonne raison ?

Lily : Non j'y vais, madame.

Prof : Bien.

Lily va au tableau sous les yeux attentifs de Léna qui a vu que Lily a fait ses exercices de physique pour une fois. Elle prend une craie et commence à résoudre le problème, au bout de dix minutes elle a pu rejoindre sa place.

Prof : Parfait ! Vous voyez si vous arrêtiez de regarder dehors pendant les heures de cours vous pourriez au moins avoir la moyenne. J'en suis persuadée !

Lily : Oui mais bon, pour l'instant j'prévois pas de faire exploser la classe, mais si l'envie m'en prend, je serais attentive la prochaine fois ^^

Prof : Je vois que vous avez gardé votre sens de l'humeur depuis l'année dernière !

La classe rit, le professeur réclame le silence et le cours continue calmement.

Lena : Mais comment ça se fait que t'as fait tes devoirs de physique ? Nan pardon, comment ça se fait que t'as tout juste à l'exercice de physique ?! TOI ?

Lily : Qu'est ce que tu veux l'intelligence est innée chez moi =)

Léna : Ouais et moi j'suis la reine d'Angleterre !

Lily : Okay c'est bon, j'ai demandé à Tom de me les faires !

Léna : A Tom ? Kauliz ?

Lily : Nan au pape !

Léna : Mais c'est une vraie merde en physique !

Les rapports entre Lily et Tom s'améliorent de jour en jour, peu à peu ils apprennent à se connaître et se découvrent des choses communes. Bien-entendu le passé ne s'efface pas, l'encre déposée sur ce papier du temps y restera toujours, mais au fil du temps les cicatrices font moins mals, l'encre devient moins lisible. Ils passent beaucoup de temps au téléphone mais depuis qu'ils se sont quittés là dernière fois, ils ne sont pas revus, et c'est certainement mieux comme ça pour l'instant. Ne me demandez pas pourquoi.
En ce moment, elle se trouve en cours de français, matière qu'elle adore étant donné qu'elle est française, et qui par la même occasion rattrape ses notes peut glorieuse en physique. Alors au lieu de suivre ce cours très intéressant sur le passé-simple elle préfère écrire des messages à Tom. De toute façon, elle l'a déjà étudié en primaire.

Message de Lily à Tom
Reçu à 10h47 :


Abruti t'es aussi paumé qu'moi en physique =)

Message de Tom à Lily
Reçu à 10h50


Quoiiii ? J'suis un best dans cette matière ><
Pourquoi il était pas juste l'exo ?


Message de Lily a Tom
Reçu à 10h51


Si, si. Mais T'as vachement progressé depuis que t'es plus en cours =)

Message de Tom à Lily
Reçu à 10h53


Okay c'est bon, j'avoue j'ai demandé à quelqu'un de me corriger mes propres fautes, mais j'me suis juste trompé au p'tit B =)

Message de Lily à Tom
Reçu à 10h57


Mdr, alors toi ^^

Flash back

(Jour du premier malaise de Jenny _ 22h09)

Jenny : Alors docteur, j'me suis pas fais trop mal en tombant ?

Docteur : Non, vous aurez juste un petit hématome, rien d'alarmant. Mais ce qui m'inquiète à vrai dire, c'est les résultats de votre scanner.

Jenny : Comment ça ?

Docteur : Il montre quelque chose que j'aimerai approfondir. Vous avez quelques ganglions de la fatigue dans le cou, j'aimerais vous faire passer une biopsie.

Jenny : Une biopsie, pourquoi ?

Docteur : Avez-vous vu des changements ces derniers temps ? Baisse d'appétit, grosse fatigue, fièvre ...

Jenny : Arrêtez qu'est ce que vous soupçonnez exactement ?

Docteur : Ne paniquez pas, ça peut-être rien ou ça peut-être pleins de choses.

Jenny : Et le cancer fait partie de ces choses ?

Docteur : C'est peut-être un lymphome. Nous espérons que la biopsie écartera cette hypothèse.

Jenny : ...

Docteur : Attendez je vais vous montrer directement sur les radios. Vous voyez ici, cette zone blanche qui ressort, ce sont des ganglions, la fatigue subandilaire. (je sais pas comment ça s'écrit dsl...) Le lymphome varie suivant le type de cellule qui se multiplie et suivant la façon que la tumeur se présente il y en a deux types : Il a la maladie d'hodgkin et le lymphome non Hodgkinienne.

...
...
...

(pris dans desperates Housewives – épisode 22 saison 3)


Fin du Flash back


Jenny : Gustav il faut qu'on parle

Gustav : De quoi tu veux parler ?

Jenny : Tu te souviens du jour où j'ai fait un malaise et que je t'avais dis que ce n'était rien ?

Gustav : Oui pourquoi ?

Jenny : Je t'ai menti !

« On se réveille le matin sans se douter qu'au soir tout un monde s'écroulera, que la clepsydre se vide plus hâtivement que prévue, que la vie est un jour avide du temps. Et nos yeux ne Broye que du noirs, voilé d'une ombre qui ère au fin fond des ténèbres. Et on se pose mille et une questions;

serais-je toujours là dans 5 ans ?
Que ferais-je sans lui ?
L'ai-je réellement oublié ? »

Et ainsi va la vie ...

Quand nous prendrons conscience de notre rôle, même le plus effacé, alors seulement nous serons heureux. Alors seulement nous pourrons vivre en paix, car ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort.»
[Sénèque]
# Posté le vendredi 18 juillet 2008 12:46

Chap 35J'ai atterri quelque partJe ne peux plus dire qui je suisJ'ai perdu les souvenirsLes images n'ont aucun sens.Tokio Hotel * _________

Chap 35J'ai atterri quelque partJe ne peux plus dire qui je suisJ'ai perdu les souvenirsLes images n'ont aucun sens.Tokio Hotel * _________
Tu sais ce que c'est la mélancolie? Tu as déjà vu une éclipse? Eh bien c'est ça: la lune qui se glisse devant le coeur, et le coeur qui ne donne plus sa lumière.
[Christian Bobin]

Tokio Hotel - Hilf Mir Fliegen

Il tremble en écoutant sa voix, sa bouche qui articule ces mots qui ressemblent à des balles qui arrivent droit sur son c½ur. Il n'avait jamais pensé une seule seconde à ça en allant la chercher à la gare ce matin. Et il se sent démuni, vide de tout. Il en veut à ce Dieu tout puissant d'infliger une telle chose, de rester là sans rien faire. Il se déteste parce qu'à chaque petites visites de Jenny il n'a pas pensé une seule seconde qu'elle pouvait être malade à ce point. Il s'en veut d'avoir cru que ça n'arrivait qu'aux autres. Il s'en veut de ne rien pouvoir faire, de laisser cette maladie longer son corps tel un poison qui la détruit à petit feu et de rester là, impuissant. Pourtant ce n'est pas sa faute, ni celle de ce soit disant Dieu. Non. Ça ne sert à rien de chercher un coupable, à par pour nous soulager car nous n'échappons pas à notre destiné.

Gustav : Pourquoi tu m'as rien dit ? Pourquoi tu m'as menti pendant toutes ces semaines ? Putain Jenny, j'aurai été là pour te soutenir, j'aurai été là. On c'est vu plusieurs fois, pas longtemps mais on c'est vu et tu m'as toujours menti.

Jenny : Excuse moi Gustav mais comprends moi, j'avais peur.

Gustav : Peur de quoi ?

Jenny : Que tu me regarde différemment, que tu crois que j'suis plus capable de faire un truc, suffit d'voir l'état de ma mère depuis que j'ai commencé la chimio.

Gustav : Et depuis combien de temps tu l'as commencée ?

Jenny : Un mois et quelques jours.

Gustav : Et j'ai rien remarqué, PUTAIN !

Jenny : Comment tu voulais remarquer quelque chose, j'suis venue te rendre visites trois fois depuis que j'suis au courant que j'ai cette maladie et j'suis restée que quelques jours.

Gustav : Regarde toi, tu tiens à peine debout, t'as les yeux fatigués et moi j'pensais que t'avais une kastro pas que t'avais un cancer !

Jenny : ça va aller Gustav, t'en fait pas. Mais demain je dois rentrer, je peux plus voyager comme avant. Déjà là, le médecin me l'avais interdit mais je devais te le dire face à face.

Gustav : Tu aurais du me le dire le jour où tu as fait le malaise.

Jenny : Je sais.

Des bras qui vous enlacent pour vous rassurez, vous faire croire que vous êtes en sécurité, vous faire croire que vous êtes immortelle. Pourquoi vouloir ouvrir les yeux alors que c'est mille fois mieux de les laisser fermer, et de ne pas savoir. D'être aveugle, sourd, muet pour ne jamais connaître la vérité de la vie, car chaque jour est une bataille, chaque jour est une bénédiction.

Jenny : Gustav j'ai peur.

Gustav : ca va aller, je te le promets. Et je serais là, n'importe quand.

On se réveille le matin sans ce douter qu'au soir tout peut-être anéantie. Il suffit parfois d'un coup de téléphone, d'une sonnette de porte d'entrée ou de la voix grisâtre d'un médecin pour vous faire comprendre que plus rien ne sera comme avant.

Ça paraît absurde comme ça. Mais le jour où ça vous arrivera vous comprendrez cette vérité, vous comprendrez ...

Jenny : Je le dirais aux garçons demain matin avant de partir.

~

Le vent se lève doucement, il commence à souffler de plus en plus fort, ramenant avec lui les nuages grisâtres. Il ère tel un fantôme dans les rues de la petite ville d'Allemagne, et il s'ennuie. Alors il décide de quitter son ennuie en blaguant, c'est le plus farceur des quatre éléments. Il ébouriffe les cheveux des passants, soulève les jupes des jolies demoiselles pour entrevoir leur petite culotte, joue avec les feuilles des arbres en les faisant valser de droites à gauches, rentre dans les maisons et taquine la poussière et claque les portes, pénètre dans les kiosques et soulève les pages des magazines. Oh oui, quel farceur ce vent et ça l'amuse de voir nos visages irrités par ses amusements, parce qu'il sait très bien qu'il ne se fera jamais attraper.

Lily : Aller dépêche-toi Lizzie, il ne va pas tarder à pleuvoir !

Lizzie : Mais je ne sais pas le quel choisir entre le bleu et le rose.

Lily : prends le rose, ça ira mieux dans ta chambre

Lizzie : D'accord.

Lily : On peut y aller ?

Lizzie : Nan attends regarde là bas, y a Georg qui est sur le magazine !

Lily : C'est normale ma puce, ce sont des stars.

Lizzie : C'est quoi des stars ?

Lily : Je t'expliquerais ça ce soir avant d'aller te coucher d'accord ? Pour l'instant il faut vite qu'on rentre si on ne veut pas être toute mouillée.

Lizzie : D'accord ^^

~

Requiem For A Dream (version Piano)


Le monde de la nuit commence, amenant avec lui les trois règles fatidiques de ce monde : Sexe, drogue et rock' roll. C'est eux qui règnent ce soir, c'est eux la jouissance suprême.
Rien ne ressemble au jour, le monde du paraître n'est plus qu'un simple miroir qui reflète tous ces gens ivres de leur argent qui ne recherchent qu'une seule chose le plaisir.
Ils dansent, rient, embrassent tout le monde comme si ils étaient les meilleures amis du monde alors que ce n'est que fausseté.
Ils enfilent verre sur verre, se saoulant toujours un peu plus, sentant leurs muscles se décontracter au fils des musiques, bougeant ainsi leur corps chaque secondes plus sensuellement. Oh oui, ils sont en félicités parfaite.
Les corps se trouvent et finissent dans les toilettes étouffés leurs désirs charnels, accompagnée de cette odeur amère de fumée et de vomi qui se propage dans les lieux, de ces gens qui sont couchés par terre planant sur une autre planète. En transe, en totale transe qui les libère de leur putain d'insouciance pendant un bref instant. L'excitation n'est que grandissante.
Dans les rues les putains prolifèrent sur les trottoirs aguichants ces vieux bourrés de fric en manque de cul. Leurs mains* qui parcourent ces corps dégoutants, ces sourires satisfaits sur leurs visages, rentrant chez eux retrouver femmes et enfants prétextant un travail important au bureau.
Luxe et paillette. Alcool et drogue. Sexe et délivrance. Un monde à part, un monde d'excitation, de baise, de drogue, de paraître. L'aventure d'une soirée où les sensations extrêmes envahissent leur corps ne les détruisant qu'un peu plus ...
Elle fait parti de ce monde, qu'elle ne connait que trop bien. Ses chaussures claquent ferments sur le trottoir, faisait retourner les regards pervers vers elle, ce soir n'est qu'identique aux autres, entre alcool, sexe et drogue.

La soirée ne fait que commencer, en tout cas pour Elle ...


* les mains des prostituées
# Posté le mardi 29 juillet 2008 15:05
Modifié le mercredi 30 juillet 2008 05:17