[George Bernard Shaw]
Nous sommes le 1 octobre 2007, dans une luxueuse chambre d'hôtel. La pièce était silencieuse, on pouvait entendre la pluie s'écrasait sur l'immense fenêtre. Le tonnerre n'allait pas tarder lui non plus, il commençait déjà à propager son gigantesque grognement au dessus de la ville faisant accélérer les dernières personnes qui était entrain de faire leur emplette.
A l'intérieur de cette chambre se trouvait une jeune fille qui attentait son petit ami, surement entouré de dizaine de filles qui fantasment sur lui. Elle est angoissée de le voir dépasser le seuil de la porte, elle devra peut-être lui mentir une nouvelle fois, et elle déteste ça, mais elle est obligée. Elle ne veut pas lui dire la vérité. Pour l'instant elle peut encore espérer être dans un cauchemar. Mais c'est la réalité. Et elle a peur, horriblement peur.
Elle marche, elle réfléchie. Elle tourne et retourne ses phrases dans sa tête, sachant pertinemment quelle n'en dira aucune. Après tout comment lui dire ça. Comment dire une chose comme celle-ci, après des semaines de mensonges ? Forcément, il va lui en vouloir. De toute façon elle s'en veut. Elle s'en veut de lui faire subir ça. Il ne mérite pas de supporter un tel fardeau.
Un petit clic se propage dans la pièce avant que la porte ne s'ouvre silencieusement sur Gustav. Son c½ur bat vite, bien trop vite, elle ne devrait pas, ce n'est pas bon.
Gustav : Oh tu ne dors pas encore ?
Jenny : Nan je n'y arrivais pas, comment c'est passé ta soirée ?
Gustav : Plutôt bien mais tu m'as manqué.
Il l'embrasse délicatement et file sous la douche avant de la rejoindre dans le lit, où il s'endort rapidement dans les bras de son amante. On ne peut pas dire la même chose d'elle, elle a encore échoué ce soir.
Un portable c'est tout de même fascinant vous ne trouvez pas ? Un simple petit objet qu'on peut enfoncer au fond de sa poche qui capte le monde entier. Enfin presque, parfois le réseau aime faire des siennes. C'est bizarre de pouvoir joindre une personne qui se trouve peut-être à des milliers de kilomètres de vous, où bien de lire un message qui a été écrit par ses propre main, rien que pour vous. Il traverse des continents, des mers, des montagnes, en seulement quelques secondes. Emettant juste son petit bruit pour vous dire qu'un nouveau message, d'un lieu peut-être inconnu vous à été envoyé.
Message de Tom 00h47
Enfin j'suis couché ! J'croyais jamais revoir mon lit chéri. Qu'est ce qu'il est douillet quand même :p
J'voulais te dire que tout ce que je t'ai écris dans le message hier, je le pensais vraiment.
Merci Lily. Fais de beau rêve, je t'embrasse. Tom.
Message de Lily 00h50
Encore un peu de temps Tom et je sais que j'y arriverais ! Mais je ne veux pas brusquer les choses, je veux être certaine que j'en suis capable, et pour l'instant il faut encore laisser passer du temps.
Fait de beau rêve dans ton lit :p
Je t'embrasse, Lily.
Fille : j'ai envie de toi, maintenant, tout de suite.
Il se mort la lèvre une seconde comme perdu dans ses pensées, imaginant déjà la nuit folle qu'il va passer avec cette belle inconnue. Puis, il reprend le dessus et commence à l'embrasser, sur les épaule au départ, puis remontant lentement vers sa bouche, emprisonnant leur lèvre ensemble. Le clapotis provoqué par les gouttes de pluies ne faisait qu'accroitre ce désir charnel qui se propageait dans leur corps. Il l'a coucha sur le lit et se mit au dessus d'elle, sans jamais retirer sa bouche de ses lèvres. Il remonta la jambe de la jeune fille et caressa de ses mains agiles ses cuisses, ce qui provoqua des frissonnements sur son corps déjà fébrile.
Leurs habilles de tardèrent pas à voler dans la pièce, se retrouvant à découvert pouvant laisser entrevoir leur excitation grandissante.
Il prenait leur temps, faisant brûler l'excitation jusqu'à la jouissance, voulant découvrire chaque parcelle de l'autre, ne voulant rien oublier, tout mémoriser au plus profond de leur mémoire.
Fille : T'as un préservatif ?
Georg : ouais attend.
Il déroule la protection et de ses doigts tremblant il l'enfile. Il la pénètre avec douceur faisant augmenter l'intensité de l'acte. Elle ferme les yeux, sa bouche est légèrement entrouverte et se plie face au va et vient du bassiste qui se fait de plus en plus rapidement. Des positions ont été réalisées, de la transpiration a été coulée, le désir était à son apogée se mélangeant avec le tonnerre qui grondait de plus en plus fort étouffant leur cris, étouffant leur péché de bonheur.
Voilà la nuit de notre jeune batteur de 21 ans, il l'a passé dans les bras d'une jeune fille, qui ne reverra certainement plus. Seul le souvenir de cette nuit, de leur gémissement, de leur jouissance restera gravé dans leur mémoire. Une nuit où la Terre à pleurer, ils sont essayés de se donner du bonheur l'un à l'autre. Comment leur en vouloir. Endormis sous la couette de cette chambre décorée avec des tableaux qui valent plus qu'on ne pourrait croire, leur visage apaisé de fait aucun doute, ils sont comblés.
Bill ♪ : Über den Dächern,
ist es so kalt,
und so still.
Ich schweig Deinen Namen,
weil Du ihn jetzt,
nicht hören willst.
Der Abgrund der Stadt,
verschlingt jede Träne die fällt.
Da unten ist nichts mehr,
was Dich hier oben noch hällt.
Ich schrei in die Nacht für Dich,
lass mich nicht im Stich,
Spring nicht.
Die lichter fangen Dich nicht,
sie betrügen Dich.
Spring nicht.
Erinner Dich,
an Dich und mich.
Die Welt da unten zählt nicht,
Bitte spring nicht.
In Deinen Augen,
scheint alles sinnlos und leer.
Der Schnee fällt einsam,
Du spürst ihn schon lange nicht mehr.
Irgendwo da draußen,
bist Du verloren gegangen.
Du träumst von dem Ende,
um nochmal von vorn anzufangen.
Le chanteur détourne sa tête de la fenêtre, là d'où il regardait les gouttes de pluie s'effondraient la tête la première sur le sol froid et brisé. Personne ne remarquera jamais son absence, après tout ce n'était qu'une petite goutte d'eau insignifiante. Qui n'aidera pas un assoiffé dans sa quête, et qui ne fleurira pas le monde.
Bill : David qu'est ce que tu fais ici ?
David : Je voulais te prévenir que demain on a rendez-vous à 9h30 pour le petit déj'
Bill : D'accord je serais à l'heure.
David : Tu ferais mieux d'aller dormir Bill, tu en a besoin.
Bill : surement, bonne nuit à demain.
David : A demain.
Il referme la porte et se retrouve dans sa chambre, seul, avec la pénombre de la nuit et le bruissement de la pluie et du tonnerre qui gronde. Il s'assoit à nouveau près de la fenêtre et admire les pleures du ciel qui tombent dans le gouffre de la ville. Petite goutte n'est rien toute seule, elle aura beau mourir, le monde n'en sera pas touché, elle est née invisible comme l'enfant de l'oubli. Elle meurt sous les cris, la douleur mais le monde est sourd, aveuglé, muet devant le crime de la Terre. Petite goutte n'a rien demandé elle voulait juste vivre, comme lui, comme eux, comme nous. Ces enfants qui sont comme nous sont cachés dans leur misère, perdus aux yeux du monde, pourtant si utile comme cette petite goutte d'eau à l'apparence insignifiante. Petite goutte d'eau se multipliera et pourra nourrir sa terre et pourra sauver un assoiffé, l'enfant de l'oubli peut sauver le monde comme tout le monde.
Mais petite goutte d'eau n'aura que de l'importance le jour où elle n'existera plus, le jour où la Terre sera sèche et cupide de l'eau, qu'on ouvrira les yeux, que petite goutte d'eau ne sera plus invisible, comme l'enfant de l'oubli qui meurt seul, en souffrance devant l'illusion de milliers de personnes qui marchent devant lui, sans un regard.
Bill ♪ : 'n ganz normaler tag
die Strasse wird zum Grab
die Spuren sind verwischt
die Suche gab es nicht
Kalt ist die Nacht
wer friert ist zu schwach
niemand wird sie zahln
Niemand hat sie gesehen
[...]
Sie sehen
Sie Fühlen
Verstehen
Genau wie wir
Sie lachen
und weinen
wollen leben
Genau wie wir ...
L'orage se tait, juste la pluie continue son chant, accompagnant la voix du chanteur dans sa chanson. Le monde semble apaisé, en apparence. Il dorme tous profondément, rêvant. Rêvant de quoi au juste ? Les jours sont faits de rêve, que parfois, nous même nous ne comprenons pas. Le rêve est la base même de la vie, chaque jour consciemment ou inconsciemment on doit rêver. C'est un besoin, une nécessité. Mais les rêves ont-il une signification ? Exprime-t-il un désir inconscient que l'on ne s'avoue pas ?
Le monde réelle nous fait souffrir alors nous imaginons un autre monde pour tenter d'échapper à la réalité par nos fantasmes. Chaque individu peut être amené à refuser le bien et le vrai, même en face de l'évidence. La crainte de ne pas pouvoir endosser cette exactitude, de retourner vers ces lieux qu'on abhorre.
Le rêve est une suite d'images qui traversent l'esprit, qui nous apprend des choses dont nous n'avions pas conscience. Mais parfois, il nous détruit un peu plus en nous donnant des espoirs qui, jamais ne verront le jour.
Ce désir qui demeure dans notre esprit comme une chenille dans une chrysalide n'est qu'une aspiration profonde qui comme une drogue tente de combler un manque sans jamais y parvenir. Rien ne peut combler le désir, il peut construire comme détruire, il est la part obscure de l'homme.
La dernière parole s'effondre avec la dernière goutte de pluie sur le trottoir de la ville endormi. La dernière larme coule sur la joue de Jenny, le dernier souffle d'un vieil homme s'évapore dans la nature. La nuit s'annonce belle, elle brille déjà sous les notes de musique muette. Il suffit parfois juste d'une chanson pour redonner de l'espoir. Cette nuit, le marchant de sable est passé dans chacune des chambres versant sur chacun sa dose de magie, de rêve et d'espoir.
Ta voix est devenu mon essentielle. »
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Impressions ?
J'espère que vous allez aimer ce chapitre, un peu bizarre quand même ^^
On voit un peu la fin de soirée de presque tous les personnages. Et désolée pour ce Lemon, j'suis pas très douée pour ce genre de chose ^^
J'attends vos impressions.
J'suis rentrée d'mon voyage samedi est s'té niiikel, j'ai fais du surf et du beatch volley hihi et encore plins d'autres trucs mais bon bref sinon j'vais plus m'arrêter hein ^^
Sinon j'suis désolée du retard mais y a les vacances. Mieux vos tard que jamais : )
Mais j'essayerais de mettre plus rapidement en ligne le chapitre suivant.
Merci pour vos com's en les lisant j'étais super contente. Love'
Ps 1 : Moi qui me plaignais y a qq mois de la chaleur, là j'suis servie -'
Là j'crois même qu'un orage va pas tarder à éclater. M'étonne pas avec la chaleur de s'taprem ^^
Ps 2 : Sinon j'espère que vos exams ce sont bien passé, racontez moi un peu, les sujets qu'vous avez eu. Si vous en avez envie bien sûre, j'force personne, j'vais pas v'nir chez vous :p
